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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:22

Si vous souhaitez en savoir plus sur Johannes Vermeer le peintre hollandais de Delft du 17ème  siècle, il faut aller voir l’exposition au Louvre car c’est très rare de voir toutes les peintures de Vermeer en un seul endroit, tant elles sont rares et disséminées dans les musées du monde. On reconnait environ trente tableaux de Vermeer. Pas plus.

Ce que j’aime chez Vermeer c’est son souci du détail, et son utilisation des couleurs. La lumière avec la couleur est un élément essentiel de sa peinture : elle entre en jeu dans la définition des formes, comme dans la construction de l’œuvre. Une large partie du prisme chromatique est présente dans l’œuvre de Vermeer avec une dominante de bleus et de jaunes ; le rouge est employé pour son éclat et sa chaleur ; les tons neutres, utilisés pour les fonds rehaussent le jeu et la vibration des couleurs.

Le pigment préféré du peintre est le bleu outremer à base de lapis-lazuli qui contraste avec l’ocre ou le jaune. Ce bleu sert de base à toutes  les ombres, et, en le mélangeant avec le brun donne un équivalent du noir pigment que le peintre proscrit de ses tableaux. De même le vert est obtenu en mêlant du bleu à un jaune végétal. La densité de la couleur est liée à la quantité de lumière. Des taches de pigments purs, petites gouttes de couleur, viennent se poser à la surface des choses, rendant perceptible le jeu de la lumière sur les matières.

J’aime tout chez Vermeer, les sujets des tableaux, l’éparpillement des œuvres qui oblige à voyager : Paris (Le Louvre), Amsterdam, La Haye, New York….

Un de mes premiers articles déposé sur mon Blog, « Walk in my Footsteps » parle d’Amsterdam et du second voyage que j’ai fait.

J'aime cette ville et ses milliers de vélos : même les personnes âgées font du vélo. Et certains quartiers, comme Haarlem, me font penser à New York, car ce sont bien les Hollandais qui ont fondé New York sous le nom de Nouvelle Amsterdam.

Vermeer est le peintre de l’intime ou l’intimité. Il n’a peint que deux scènes d’extérieur : la Ruelle et La vue de Delft, une troisième aujourd’hui perdue est mentionnée dans un inventaire. Il trouve son originalité dans le traitement qu’il donne a un répertoire classique : un cadrage excessivement précis et régulier, une répétition systématique des même lieux, une élaboration méticuleuse d’un espace intime et, surtout, un jeu sur le symbolisme qu’il laisse toujours en suspens, et qui fait varier l’analyse entre plusieurs sens possibles. 

Lire en anglais « The girl with the pearl earing » de Tracy Chevalier, et voir le film sur Vermeer    «La jeune fille à la perle» qui campe un homme superbe, un peintre dans sa maturité artistique, dans son intimité avec sa famille et son marchand d’art à  Delft.

La Jeune fille endormie, 1656-1664, Jan Vermeer, New York, Metropolitan

La Jeune fille endormie, 1656-1664, Jan Vermeer, New York, Metropolitan

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commentaires

A
j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog (cliquez sur pseudo). merci
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