Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 16:49

Les grands magasins apparaissent sur les boulevards des grandes villes au début du  XIXe siècle. Sur de vastes surfaces, ils disposent de comptoirs multiples, sont mieux approvisionnés et renouvellent régulièrement l'assortiment des produits offerts.

Ces grands magasins font suite aux petites échoppes médiévales situées dans des ruelles sombres, aux merceries où se vend tout ce qui concerne l'habillement, mais aussi des objets de parfumerie, de quincaillerie, des instruments de musique, des remèdes, ainsi qu'aux « marchandes de frivolités », dites aussi « marchandes de modes », se spécialisant plus tard dans la vente de vêtements, chapeaux, plumes et ornements destinés à parer la clientèle féminine.

Les grands magasins succèdent également aux « magasins de nouveautés » (comme « Au Grand Mogol», « Le Tapis rouge » « La Fille d'honneur », « Les deux magots", « La Barbe d'or », « Aux Dames élégantes », « La Belle Jardinière »). Ces enseignes — qui vendaient tout ce qui concerne la toilette de la femme — étaient apparues dans la deuxième partie du XVIII e siècle dans des rues-galeries, des rues-salons et des passages couverts, tous lieux qui favorisent un chalandage paisible à l'abri des intempéries et d'une circulation parfois anarchique.

Ces grands magasins se présentent comme un nouvel espace de liberté pour les femmes bourgeoises dont la vie sociale se limite encore à l'époque aux fêtes familiales et à quelques sorties au théâtre.

Accompagnant l'émergence des classes bourgeoises et de leur pouvoir d'achat, les grands magasins pratiquent l'entrée libre, des prix fixes (alors que les échoppes avaient tendance à vendre au plus cher, selon des prix « à la tête du client ») et affichés qui mettent fin au marchandage. Une marge plus faible compensée par un volume d'affaires plus important, rend les prix attractifs. Par ailleurs, la révolution industrielle favorise cette tendance de baisse des prix par la mécanisation et la production en série (notamment dans l'industrie textile), ce qui permet de diffuser une offre plus abondante et plus diversifiée (accélération du cycle de la mode qui se démocratise, logistique favorisée par le développement du chemin de fer. Sans que l'on puisse encore parler de démocratisation de la consommation, on remarque que « Les magasins proposent une offre plus large, régulièrement renouvelée et soutenue par les réclames, des soldes, des livraisons à domicile, la vente par correspondance ou les reprises de marchandises, ce qui accélère la rotation de stock ».

Sur le modèle d' Aristide Boucicaut, les « grands magasins » vont éclore un peu partout et occuper de vastes bâtiments, sur plusieurs étages. L'aménagement est conçu de manière quasi-théâtrale : Gustave Eiffel est le concepteur technique du bâtiment Le bon marché. L'utilisation des structures métalliques permet d'abriter dans un volume grandiose plusieurs étages desservis par des escaliers majestueux. Il est fait une large place au luxe décoratif, et les derniers progrès techniques (électricité, ascenseurs, escaliers roulants) sont employés . Ces aménagements inédits s'inscrivent dans les transformations urbaines du XIXe siècle à l'image du Paris haussmannien. Emile Zola 'hésite pas à qualifier les Grands Magasins de « cathédrales du commerce ».

 
Action de la Grand Bazar de la Place Saint-Lambert SA en date du 9 juillet 1921

 

Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Les Grands Magasins, expo
Partager cet article
Repost0

commentaires