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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:16
En Chine moderne, la couleur rouge est traditionnellement celle du bonheur et de la réussite : dans les entreprises, lorsqu’on partage les profits, cette cérémonie est nommée fen hong qui veut dire "partager le rouge". Ailleurs le disque rouge du soleil, drapeau de l’empire du Soleil-Levant symbolise plutôt la sincérité et la passion. On dirait que le rouge représente à lui seul toutes les autres couleurs, qu'il est la couleur.
 
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Le rouge est, sur le cercle chromatique, l'une des trois couleurs primaires de la synthèse additive avec le vert et le bleu prenant place entre le fuchsia et l'orange.

La Cochenille donne le carmin, le Kermès est rouge sanglant, la garance est une nuance de rouge....Les fleurs rouges populaires sont, le coquelicot, la rose rouge, la pivoine, l'amaryllis, le géranium "Roi des balcons", le bougainvillier...


A l'automne, les feuilles passent du vert au jaune, à l'ocre, au rouge pâle puis au rouge vif....

Ces dessin est fait à Combleux, ancien village de mariniers au bord de la Loire où les murs des maisons sont souvent couverts de feuilles aux nuances changeantes avec les saisons.

La Loire à Combleux a un caractère naturel tout à fait remarquable, avec d'importants bancs de sable qui permettent aux oiseaux de nicher, des boisements ligériens assez sauvages occupent également les berges...et tout concoure à vous donner le goût du rouge, si de plus la balade automnale se pare d'un coucher de soleil.
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 19:49

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Il y avait dimanche dernier, sur l'île Saint Louis,

Une foule de parisiens occupée à regarder un clown.

Il portait sur sa tête un aquarium avec des poissons rouges.

Et je me suis arrêtée pour regarder ce coucher de soleil sur la Seine,

Magique, bleue outremer, et le ciel rose entourant la silhouette ronde

du Panthéon.

 

Combien de fois me suis-je arrêtée en 10 ans à cet endroit? Souvent, si souvent,

Le regard au loin, ils étaient là, aériens, amoureux, vénérables, attachants,

Mes parents.

100 0339 

Une humble goutte d'eau, un nuage, un oiseau, les occupent tout un jour,

Avec ces mots que dit l'esprit à la nature, sur ce chemin de terre rouge,

Attentifs aux bruits qui parlent tous un peu dans le hameau,

Vous qui les connaissez un peu, vous qui les avez vus souvent,

Dites-leur à mes parents,

Que je pense à eux,

Que je suis pleine d'oubli,

Comme eux de silence,

 

Plus loin, dans la rue de l'ile Saint Louis, il avait une porte grise close, ajourée,

Et plus loin, cette peinture où une porte s'ouvrait sur un cabriolet rouge,

Posé sur un sol en damier, invitant la passante que j'étais à savourer du cœur,

 

100 0351

 

Plus loin encore, la vitrine d'un magasin trompait l'œil, le bon, sur un parterre

De petits animaux: souris, souris grise, chien, chat, et même des êtres humains.

Pensive, le front baissé, le regard dans le bleu sombre de la rivière,

Je me suis accrochée à ces grands arbres qui frissonnent toujours,

Clairières, vallons verts, forêts sombres et douces des Vosges,

J'ai chassé loin de moi toute pensée triste,

J'ai rejoint la pierre où court un scarabée,

La foule des guerriers anciens,

Les visages pétris dans la roche,

Les chemins comme des rubans de satin,

 

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Aux lisières lointaines, les cerfs ont bramé,

Au fond du ciel,

J'ai rejoins mes parents,

Près de la petite chapelle aux murs roses,

Là où court le chemin vers la foret des celtes,

J'ai déposé mes trésors,

Quelques coquilles de marrons,

Dans la paume de leurs mains.

 

Ils étaient si heureux, si beaux,

Comme un soleil qui s'épanche,

A midi sur la terrasse,

Caresse le sourire enfantin,

La petite robe en vichy rose et blanc,

La petite fille que je suis,

Assise près de la ruche aux abeilles,

Si petite, si petite.

 

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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 20:06

Liberty-Paris (2) 10-2010

 

Liberty-Paris-10-2010

 

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The River (3).10.2010

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 10:57

 

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« MARIST COLLEGE nommé parmi les meilleurs Collèges du pays » par La Revue de Princeton.

 

Poughkeepsie, N.Y. 

 Pour la huitième année consécutive, Marist Collège est classé comme l'une des meilleures institutions de la nation pour l’enseignement de premier cycle universitaire, selon La revue de Princeton.

La Société de l’Education, basée à New York, classe Marist dans « Best » des 373 collèges, la nouvelle édition 2011 de son guide annuel des «meilleurs collèges". Seulement environ 15 % des collèges (délivrant un cursus de quatre ans aux USA et deux collèges Canadien) sont quottés dans le guide annuel des meilleurs collèges.

De plus,  le profil de l'ouvrage invite à visiter Marist "un collège dans un quartier agréable avec une vie animée sur le campus, qui offre un éventail surprenant de possibilités à sa population majoritairement des étudiants soucieux de leur carrière." En particulier, le guide met en lumière l'Ecole de Management de Mariste, l’école de la Justice pénale, et la formation des enseignants, les programmes de la communication et de la mode. Le guide note "tous les départements d’études profitent d'un partenariat unique de l'école avec IBM, qui se traduit par l’utilisation de la technologie informatique très avancée et des services Web. La bibliothèque en ligne est très approvisionnée, très riche et extrêmement utile pour tous les travaux et projets de recherche avancées."

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Les examinateurs étudiants "apprécient les efforts important du collège pour les placer dans des stages en entreprises porteurs pour leurs carrières ... Les étudiants ont aussi le goût des études intensives dans les programmes à l'étranger, programmes pour lesquels ils ont accès presque partout dans le monde pour le même prix qu’un semestre à Mariste."

 "Nous nous félicitons que Marist Collège accueille des éminents universitaires, ce qui est le premier critère de notre sélection pour figurer dans le guide», a déclaré Robert Frank, vice-président senior pour l'édition et auteur du guide. «Nos choix sont basés sur les données institutionnelles que nous collectons sur les écoles, sur nos visites dans les écoles au long de l’année, sur les informations que nous recueillons auprès des étudiants qui fréquentent les collèges, et les avis de notre personnel et les avis de nos 28-membres conseillés du Collège National et du Conseil Consultatif. Nous nous appliquons  aussi à conserver une large représentation des collèges dans le guide avec des critères de région, de taille, de sélectivité et de caractère."

 

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Les enquêtes auprès des étudiants de Mariste Collège citent : "une vue imprenable sur l’Hudson et un campus très complet avec des sentiers naturels et un parc riverain."

Les élèves ont décrit, "Beaucoup de gens ici sont extrêmement préoccupés par la vie après le collège, et donc ils sont nombreux à participer à des activités et à des stages qui leur donneront plus d'expérience dans leur carrière." Ils apprécient les activités du collège qui offrent une grande variété de divertissements et de spectacles sur le campus, et de nombreuses possibilités culturelles et récréatives qui existent dans la région environnante, et à New York.

"Ce qui fait que nous nous maintenons dans cette publication prestigieuse est d’autant plus satisfaisant que la réussite aux examens de nos étudiants a joué un rôle majeur », a déclaré le président du Collège Dennis J. Murray. «Cela signifie que les élèves s’inscrivent à mariste pour son corps professoral de qualité et pour l’ensemble du personnel, les programmes, les stages et études à l'étranger, parce qu’ils veulent recevoir la meilleure éducation, être diplômés, et obtenir de bons emplois."

Dernièrement dans son édition d’Octobre, La revue de Princeton a également qualifié l’école de Management de Marist Collège l'une des «meilleures écoles de Management parmi les 290" que compte le pays.

 

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LE PARTENARIAT MARIST COLLEGE / IBM

L'introduction des ordinateurs et des cours d'informatique à Marist a commencé dans le milieu des années 1960, à une époque où quelques collèges de la taille de Marist avaient pénétré dans le domaine informatique. Dès le début, les ordinateurs sont donnés comme un outil fonctionnel pour tout le monde au Collège et enseignés comme une discipline scientifique à maîtriser par ceux de l’Ecole des Sciences Informatiques.

 Marist Collège a eu un partenariat de longue date avec la Société IBM qui a contribué à placer le Collège parmi les plus avancés technologiquement des Collèges d’Art libéraux, dans le pays. Un élément clé du partenariat est un Programme d’Etudes de 14 ans entre Marist et IBM qui a bénéficié à la fois au collège et à IBM à bien des égards. Grâce à ce Programme d’études, IBM a été en mesure de tester les concepts et les applications que l'entreprise IBM estime pouvoir être la valeur au 21e siècle en matière d'éducation, de commerce, des médias numériques, de communications et d'autres domaines. L'étude conjointe Marist / IBM a également permis d'élaborer une plate-forme technologique de niveau international point d’appui à l’enseignement, la recherche et les initiatives administratives.

L'introduction des ordinateurs et des cours d'informatique à Marist a commencé dans le milieu des années 1960, à une époque où quelques collèges de la taille de Marist avaient pénétré dans le domaine informatique. Le programme et partenariat d’études IBM / Marist a commencé en 1988 avec l'installation d'ordinateurs IBM 3090 pour un budget de 10 millions de dollars à Donnelly Hall. Au cours des dix dernières années, Marist College a travaillé avec IBM pour effectuer quatre mises à jour majeures de son ordinateur central.

À l'automne 2002, le Collège a installé une nouvelle série IBM 900 mainframe qui fournit un niveau de puissance de calcul habituellement associé à des universités de recherche et qui équipe plus 500 grandes sociétés. Le Collège a collaboré avec IBM pour planifier et équiper la nouvelle bibliothèque James Cannavino avec une technologie de pointe IBM d’un budget de 20 millions de dollars. Le partenariat avec IBM a également permis l'élaboration et la mise en place d'un vaste réseau informatique sur le campus basé sur Ethernet et qui connecte toutes les chambres d'étudiants sur le campus pour atteindre toutes les facultés et les bureaux administratifs et tous les bâtiments universitaires. L’échelle de connectivité du campus et de 24 / 7 en accès à l'Internet, email, messagerie vocale, l'ordinateur central et les bases de données très nombreuses.

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La participation d’IBM dans le programme d’étude offre une opportunité unique pour les étudiants de Marist, les professeurs et le personnel pour travailler en collaboration avec IBM et avec le personnel de recherche et de développement sur diverses initiatives liées aux nouvelles technologies. Par exemple, le site de la Bibliothèque Franklin D. Roosevelt et le musée ont été développés grâce à une initiative conjointe du personnel FDR de la bibliothèque, les Ingénieurs d'IBM, et les étudiants et le personnel de Marist Collège. Le site qui utilise les dernières technologies de gestion des actifs numériques, a été reconnu par l'Encyclopédia Britanica comme l'un des meilleurs sites des Bibliothèques présidentielles du Pays.  

 

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L'année dernière, Mariste Collège et IBM ont entrepris trois nouveaux projets de recherche de technologies émergentes avec des applications dans les mondes à la fois de  l'entreprise et universitaire. Ces projets comprennent: l'informatique en grille, les applications "e-learning", et l'informatique à la demande. Les activités actuelles et à venir prévoient que les élèves de maristes pourront travailler en étroite collaboration avec les professeurs de nombreuses disciplines.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 12:47

Thomas Paine.10.25.2010 

La statue de Thomas Paine au Parc Montsouris

 

Thomas Paine, citoyen anglais de naissance, français par décret, et citoyen americain par adoption.

Il est aussi citoyen du monde, écrivain politique, pamphlétaire, et .....député français du Pas de Calais...

Son pamphlet Common Sense (publié anonymement en janvier 1776) remporte un vif succès (environ 500 000 exemplaires en Amérique et en Europe). Il s’agit d’un plaidoyer en faveur de la rupture avec la Grande Bretagne et l’établissement d’une République. 

Il existe plusieurs statues de Thomas Paine: Une statue a été érigée sur King Street, à Thetford, son village natal. Elle le représente avec une plume d’oie et son ouvrage Rights of Man.

L’université de New York possède également un buste de lui. D’autres statues se trouvent à Morristown, New Jersey, Bordentown, New Jersey, et dans le Parc Montsouris  à Paris. Une petite rue de Diss porte son nom. À Paris, une plaque marque l’emplacement où il vécut entre 1797 et 1802. Tous les ans, entre le 4 et le 14 juillet, le conseil municipal de Lewes organise un festival en l’honneur de Thomas Paine.

 Thomas-Paine-Montsouris-park

                                                           Parc Montsouris le 25 octobre 2010

 

Thomas Paine est proclamé citoyen français le 24 août 1792 et élu député du Pas-de-Calais à la Convention le 6 septembre 1792 

Il s’enthousiasme pour la Révolution française et s’engage en faveur de la République. Il ne vote pas la mort du roi, mais propose qu’il soit exilé aux États-Unis, car il a aidé les Insurgents pendant la guerre d’indépendance, et parce que Paine est contre la peine de mort. Ami des Girondins et d’origine anglaise, il est victime de la Terreur et se trouve incarcéré le 28 décembre 1793. Il reste dix mois en prison où il finit la rédaction du Siècle de la raison, livre dans lequel il exprime sa profession de foi déiste. Il se défend d’être anglais et en appelle à l’ambassadeur américain le gouverneur Morris , qui ne fait rien pour le libérer. Thomas Paine en voulut également à George Washington de ne pas être intervenu en sa faveur. En juillet 1795, Thomas Paine est réadmis comme député à la Convention et participe aux débats sur la nouvelle Constitution fondant le Directoire. Il espère que Napoléon va diffuser les idéaux révolutionnaires en Europe, notamment dans son pays natal l’Angleterre[.

Puis il déchante lorsque le Premier Consul établit un régime autoritaire. Paine demeure en France jusqu'à la Paix d'Amiens (25 mars 1802) signée avec l’Angleterre, ce qui lui permet de quitter la France pour rejoindre les États-Unis, à l’invitation de Thomas Jefferson.

 

 

Fall in Paris.10.23.2010

 

 

En 1802, Thomas Paine débarque dans un pays agité par les conflits politiques entre Fédéralistes et Républicains, et dans un contexte de Grand Réveil religieux (Second Great Awekening). Il est attaqué par les Fédéralistes qui lui reprochent sa participation à la Révolution française et son amitié avec Thomas Jefferson. Les religieux condamnent les thèses qu’il a développées dans le Siècle de la Raison. En 1804, il collabore à un journal déiste publié à New-York. Progressivement isolé, accusé d’athéisme et de radicalisme, Thomas Paine meurt seul dans la pauvreté, à l’âge de 72 ans, le 8 juin 1809 à Greenwich village (New York). Le bâtiment n’existe plus, mais une plaque rappelle que Thomas Paine est mort au 59 Grove Street. Seules six personnes assistèrent à ses funérailles, dont deux Noirs affranchis . Quelques années plus tard, William Cobbett déterra ses restes et les envoya en Angleterre. Mais ils ne trouvèrent jamais de sépulture et restèrent en possession de Cobbett pendant une vingtaine d’années. On ne sait pas exactement où se trouve sa dépouille aujourd’hui.

Paris Montsouris October.23.2010-0

 

La pensée de Thomas Paine a peut-être été influencée par le quakerisme de son père. Thomas Paine a participé à la promotion des droits de l'homme à travers l'organisation de gouvernements nouveaux, ce qui le situe dans la philosophie des Lumières. Favorable à la République, au suffrage universel et au droit de vote, il réfléchit également à la rénovation de la religion et de la société. Il proposa des réformes considérées comme radicales à l’époque comme un revenu minimum et un système d’éducation gratuit. Il était contre la traite et l’esclavage, mais n’a pas critiqué les lacunes de la Constitution américaine sur ce thème]. Il a écrit un article intitulé « African Slavery in America » publié le 8 mars 1775 dans le Postscript to the Pennsylvania Journal and Weekly Advertiser.

 

Les oeuvres de Thomas Paine

  • « le passage du temps fait plus de convertis que la raison. » ( The Common Sense, janvier 1776)
  • Common sens (le sens commun, 1778) : exhorte les colons américains à se révolter et à instaurer une République.
  • The American Crisis : 13 textes publiés entre 1776 et 1783 qui complètent le Sens commun. Grand succès.
  • Rights of man (Les droits de l’homme, 1791-1792) : réponse à Edmund Burke (Réflexions sur la Révolution française, 1790) ; critique le régime anglais.
  • The Age of Reason (Le siècle de la raison, publié en 1794-1795) : pamphlet contre le christianisme, appel à la révolution religieuse, tolérance et profession de foi déiste.
  • Dissertation sur les premiers principes de gouvernement (1795) : pour le suffrage universel.
  • Agrarian Justice (Justice agraire, publié en 1797) prône un revenu minimum.
  • Lettres aux citoyens américains (1802 ?).
  • Thomas Paine.10.26.2010

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 15:43

Wien - Opéra - Avant le concert gratuit 16h15- 060610

 

Encadré par deux théâtres, le Zimmer, cette grande brasserie place du Châtelet, est la création traditionnelle d'une ancienne famille alsacienne, émigrée d'Alsace après la guerre de 1870. Elle attire toujours de nombreux artistes et écrivains. Sa rénovation a été confiée en 2001 au décorateur Jacques Garcia. Le résultat, un univers chic et stylé de néo-brasserie, avec ses rideaux de théâtre, ses chaises d'époques, son plafond délicatement ciselé rappelant les lustres d'antan. A la carte, des plats du monde revisités tels que le bortch (soupe russe), la choucroute, les blinis et saumon mariné, les tartares de boeuf (dont un Gascon au magret fumé et Armagnac) ou encore le tajine de poulet au citron confit. Et en dessert? un Weichselstrudel (strudel aux griottes) !

 

CheminementsP0354.jpg

 Texte philosophique du Café Zimmer:

 

Désirs

 

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence. Sans aliénation, vivez autant que possible en bon termes avec toutes personnes. Dites doucement et clairement votre vérité et écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant, ils ont eux aussi leur histoire.

Évitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation de l'esprit. Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vain ou vaniteux. Il y a toujours plus grand et plus petit que vous. Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements. Soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle, c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudents dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies. mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe; plusieurs individus recherchent les grands idéaux;

et partout la vie est remplie d'héroïsme. Soyez-vous même. Surtout n'affectez pas l'amitié. Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérilité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe. Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

Fortifiez une puissance d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain. Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères. De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles vous avez le droit d'être ici. Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix dans votre âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 19:02

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La Sachertorte est un gâteau au chocolat , mis au point et confectionné par Franz Sacher  en 1832 pour le prince Klemens Wenzel Von Metternich, à Vienne en Autriche. Franz Sacher était alors un jeune apprenti de 16 ans, qui remplaçait pour l'occasion son chef-pâtissier, alité. De nos jours, il s'agit d'une des spécialités viennoises. Ce gâteau consiste en deux couches de pâte au chocolat aérée, avec une fine couche de confiture d'abricots au milieu, et d'une couverture de chocolat noir sur le dessous, le dessus et les côtés. Traditionnellement, on le consomme avec un peu de crème Cahntilly.  .L'Hôtel Sacher, à Vienne, prétend être la seule source de Sachertorte préparée selon la véritable recette originale. Il y a d'ailleurs eu des disputes légales entre différents cafés viennois à ce sujet..

En 2006, l'Hôtel Sacher a produit - à l'aide de 46 employés - 300 000 Sachertorten[, non plus au sous-sol de l'Hôtel mais, depuis 1999, dans un atelier de Simmering,  le XIe arrondissement de Vienne. Les 2/3 de cette production sont écoulés au sein de l'Hôtel Sacher ou de son magasin le jouxtant, le reste est exporté dans le monde entier.

 

Wien - Café Mozart sur Albertinaplatz - Depuis 1794 - 0606

En Autriche, le café est roi grâce à Mustapha le Terrible, il fut apporté par les Turcs qui assiègèrent Vienne en 1683. Les Viennois et leurs alliés polonais repoussèrent le grand Vizir Kara Mustapha et ses troupes qui abandonnèrent derrière eux des denrées alimentaires. Parmi celles-ci, des grains noirs inconnus.

Le Palais impérial d'Innsbruck compte parmi les trois monuments historiques les plus importants d'Autriche, au côté du Wiener Hofburg et du château de Schönbrunn à Vienne. C'est le duc Sigmund der Münzreiche (Sigismond le Riche) qui le fit construire en procédant à une extension de l'ancien château fort royal. Y résidèrent ensuite successivement l'empereur Maximilien, les rois de Bavière, à nouveau les Habsbourg, ainsi que, brièvement, le héros populaire tyrolien Andreas Hofer. Les fastueuses salles d'apparat, telles que la Salle des Géants, la Salle des Gardes, le Cabinet chinois, le Couloir de crédence et la Salle de Sacrement du Palais impérial, témoignent de manière impressionnante du pouvoir et de la richesse de ces règnes passés. Au sein du même ensemble de bâtiments, vous trouverez, le célèbre Café Sacher où vous pourrez déguster un café et une part de gâteau dans le plus pur style autrichien, en vous remémorant les splendeurs que vous venez de voir.

 

Merci à Laurence et Eric qui ont prêté toutes les photos

de leur séjour à Vienne pendant l'été 2010.

 

Vue de la chambre hôtel Pyramide 040610 (2)

Maison de Sigmun Freud - Photo du psychanalyste - Photo de

Le Belvédère du haut -le parc et la ville au fond -11h45

Wien - Dorotheegasse 050610 (1)

Wien - Herrengasse - Palais Kinsky 15h05 - 050610 (1)

Wien -Augustinerstrasse - Magasin Pinocchio -060610 (1)

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 09:57

12-Restauration

 Orléans- 2008

Peut-être les juifs ont-il fait partie de l'expedition de Colomb. Peut-être d'autres ont participé à la colonisation hollandaise ou anglaise des premières années du XVIIe siècle? Ce que l'on sait, c'est qu'à la fin de l'été 1654, 23 juifs parviennent jusqu'à l'embouchure de l'Hudson sur une embarcation nimmée la Sainte Catherine. Ils sont pauvres. D'après les noms qu'ils portent, il semblerait qu'ils soient pour la plupart sépharades, et que quelques uns soient askhénazes. Ce sont des rescapés. Ils ont fui la colonie hollandaise de Récife au Brésil, dont les Portuguais viennent de s'emparer. Mais cette première explication ne rend pas compte de tout, loin de là. Les juifs d'Espagne se sont établis pour les uns en Afrique du Nord et dans l'Empire ottoman, pour les autres au Portugal. Le Portugal à son tour promulgue un édit d'expulsion. Les juifs trouvent alors refuge dans les Provinces-Unies (les Pays-Bas d'aujourd'hui), une république calviniste accueillante aux persécutés et aux dissidents de tous horizons. Là les sépharades rejoignent des askhénazes venus de Pologne, d'Allemagne, d'Alsace, d'Europe Centrale et orientale.

 

09-Maison

                                                              Orléans bord de Loire 2008

Les hollandais sont des batisseurs d'Empire. Ils parcourent l'océan atlantique, l'océan indien et y fondent des colonies. C'est ainsi que la Compagnie hollandaise des Indes occidentales a conquis sur les Portuguais en 1629-1630 la Capitainerie de Pernambouc avec Récife, sa capitale. Parmi les colons figurents des juifs, d'autant plus indispensables qu'ils parlent le néerlandais, le portuguais, d'autant mieux accueillis que les Hollandais ont conservé leur tradition de tolérance et que la communauté juive d'Amsterdam a investi des capitaux dans la colonisation d'outre-mer. Tout va pour le mieux jusqu'au jour de 1654 où les Portuguais reconquièrent la Capitainerie. Se souvenant de la persecution qu'ils ont subie en Espagne et au Portugal, les juifs s'enfuient. Les uns tâchent de regagner la Hollande, d'autres dont 23, échouent sur les côtes d'Amérique du Nord.

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                                                            The Seven Sisters - Dieppe 2010

A l'embouchure de l'Hudson, les Hollandais ont fondé en 1626, la Nouvelle-Hollande avec pour centre la Nouvelle-Amsterdam, à l'extréminté de la presqu'île de Manhattan. Il n'est donc pas étonnant que les 23 juifs choisissent dans leur détresse, un port dans lequel ils espèrent qu'ils seront  sains et saufs. Faux espoir! le Gouverneur Peter Stuyvesant n'aime pas les juifs. Ils n'aiment pas non plus les catholiques, ni les luthériens. Calviniste intransigeant, il redoute la diversité religieuse qui pourrait affaiblir la colonie dont il a la charge. Il informe immédiatement ses employeurs, en l'occurence, la Companie Hollandaise des Indes occidentales: il faudra les prendre en charge, les nourrir, le tout aux frais de la colonie...

Au reçu de la missive, les Juifs d'Amsterdam réagissent. Ils font pression sur le Conseil d'Administration de la compagnie, rapellent que leur coreligionnaires au Brésil ont été parfaitement loyaux, que les Provinces-Unies doivent rester fidèles à leurs traditions, que si les réfugiés quittaient la Nouvelle-Amsterdam, ce serait pour aller dans une autre colonie hollandaise et que, en revanche, s'ils restaient, leur présence bénéficieraient à la colonie et profiterait à la Compagnie.

....Stuyvesant interdit aux juifs de commercer dans la vallée de l'Hudson et dans celle du Delaware. En 1664, les Hollandais sont chassés. Ce sont les anglais qui s'emparent de la colonie et lui donne un nouveau nom: la Nouvelle-Amsterdam devient New York.

L'Amérique est une terre d'accueil. Tout n'y est pas parfait. Il faut combattre les préjugés, l'hostilité, trouver les moyens de survivre et de prospérer, d'élargir la communauté. Mais tout compte fait, le Nouveau Monde offre des possibilités et une sécurité qui échappent alors aux juifs de l'Ancien Monde (...)

 

 

André KASPI - "Les Juifs américains". Conférence du Conservatoire National des Art et Métiers à Paris (2008)

Professeur à la Sorbonne, spécialiste de l'histoire et la civilisation américaine. A publié: "Les Américains (2 volumes, Le Seuil, 2002), Les Etats Unis d'aujourd'hui (2004), John F. Kennedy (Complexe, 2007).

 

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 18:24

Nous étions arrivés à Amsterdam par un après-midi pluvieux après un long voyage en Thalys, et le spectacle le plus quotidien, le plus banal d’un hall de gare, parvint à nous donner une émotion aussi mystérieuse, aussi exceptionnelle qu’un tableau de Vermeer. C’était un peu comme franchir l’Atlantique et se retrouver d’un coup dans le cœur de Harlem, accompagnée d’un ami à qui je souhaitais montrer qu’un peintre pouvait être le contraire d’un petit-maître. Contrepied peut-être inconscient.

 

Les personnages des tableaux de Vermeer semblent être habitués à ne pas sortir des limites imposées par une vie de classe moyenne. Les figures n’ont pas et ne prétendent pas avoir de majesté. Elles sont simples en toute chose.

 

On dit que la peinture de Vermeer s’adresse aux gourmets. Elle fait penser à des choses qui se touchent, comme l’émail et le jade, la laque et le bois poli, puis à des choses que l’on obtient avec des recettes compliquées et délicates comme une crème, un coulis, avant de nous faire définitivement songer aux choses vivantes de la nature : le cœur d’une fleur, l’enveloppe d’un fruit, le ventre d’un poisson, l’œil agatisé de certains animaux.

Dans ses trente-quatre tableaux, Vermeer n’a peint que cinq miroirs. Quatre d’entre eux ne laissent voir aucun reflet. Seul celui de ‘La leçon de musique’ porte un reflet visible. Seul ce miroir reflète quelque chose.  Le miroir incliné reflète le buste de la musicienne ; il reflète aussi l’angle de la table peinte au premier plan du tableau ; finalement, dans la partie supérieure, le reflet se continue et, au-delà de l’espace représenté dans le tableau, le miroir montre la base du chevalet du peintre en train de peindre la scène que nous voyons. Il énonce donc incontestablement « le scénario de la production » de la Leçon de musique. Autrement dit, le miroir de cette leçon de musique présente la représentation comme telle : ces personnages sont des modèles et rien de plus. Cette vue d’intérieure avec figures est une construction artificielle, représentation d’une représentation. Pour Vermeer, la peinture est bien cosa mentale. Vermeer est au sommet le plus aigu de la tradition réaliste du Nord, mais il est aussi la poésie du réel et de son vertige, la poésie du miroir. Cette cavité factice ou le monde vient reconstituer son illusion mouvante, dans un espace qui n’existe pas, où s’élance le regard, mais que ne peut pénétrer la main. Monde lumineux, plus parfait, plus lisse, monde de cristal que le verre où il se compose, cuirasse d’un émail transparent et glacé, comme le vernis d’un tableau, comme la coquetterie d’un collier de perle.

 

De tous les instruments de musique à clavier représentés par Vermeer, la virginale de la ‘Leçon de musique’ est le seul dont le couvercle redressé ne porte pas de paysage mais un texte en latin, une allégorie à la musique : la musique accompagne de la joie, remède des douleurs.

En se promenant dans les rues d’Amsterdam, on se prête au jeu touristique : celui de s’émouvoir d’une copie, ou d’une mauvaise copie. Le goût de l’objet supplante celui de l’œuvre d’art. Nous achetons : un plat bleu et blanc représentant une vue de Delft ou un bateau pour Fatima ; des petits aimants décoratifs pour mon frigo : deux petits carreaux de faïence de Delft. Un autre plus tard, avec le visage enjoué de Rembrandt. Au marché, nous achetons des oignons de tulipes, des klaxons de vélos. The Corrs passent en boucle sur une chaîne de radio, dans un bel hôtel près de l’Oosterpark. Les canaux de la ville sont silencieux.

A peine la Hollande arrache-t-elle son indépendance que ses peintres, libérés de l’envoûtement italien, tel un dormeur réveillé qui dissipe les restes de son rêve et rejoint la réalité, retrouve le sens de la vérité positive. Cette vérité, ils ne la retrouvent totale qu’avec Vermeer et sa génération : il est la goutte d’ambre au terme d’une longue évolution. Aussi, se retrouve en lui, sous le vêtement nouveau qui est celui de son époque, l’esprit qui avait déjà animé les primitifs du 15e siècle : la fascination du réel. Cet affinement du réel, nulle ville n’y était plus propice que Deflt, la ville des céramiques froides et bleutées, onctueusement émaillées, et des tapis doux, profonds et silencieux, colorés comme un tapis marocain et rempli des sables du désert. Ville des industries de luxe, mais aussi des instruments de mathématique et de physique, ville des riches marchands devenus patriciens.

Au fond, tout au fond du port d’Amsterdam, on sent l’horizon se dilatant à la manière de l’encre dans un buvard. Ainsi, la mer, qui de loin découpe nettement l’anse d’une plage, et de près la ronge de mille petites vagues qui viennent se fondre dans le sable. Un immense trois-mâts, l’Amsterdam, est amarré de l’autre côté du polder de Java Eiland. On dit qu’il s’échoua en 1749 sur les côtes anglaises : les voiles sont blanches et leur volume lumineux rivalise avec le jour. Le soleil de septembre tourne doucement sur un mur, paisiblement, avec la régularité patiente de l’heure. Tout est clos et repose en soi-même. Notre attention ne peut plus s’esquiver. Le voilier ne regarde nulle part, sinon à l’infini.

Les gens se taisent. Ils ont l’attitude d’accomplir tous les actes muets où l’esprit s’applique et pourtant se détend : écrire, soupeser une perle, observer la taille d’un diamant, en mirer d’autres dans une glace, regarder couler le lait, peindre, méditer, rêver. Surtout rêver.

A travers l’espace, un lien occulte me rattache à un partenaire invisible, celui à qui on écrit cette lettre, celui à qui on remettra cette autre, celui à qui j’envoie ces nouvelles. Et vers les extrémités du monde, vers l’infini de l’univers, se dessine la pensée plus virile du géographe, et de l’astronome de Vermeer, inscrits dans un monde étroit, farouchement ramassé sur lui-même, jalousement ordonné, irradiant de clarté visible comme la blancheur du mur. Un mur comme une cartographie, puis encore une carte, des pays, des continents, les dix-sept Provinces Unies de Claes Jansz, l’Europe. Un globe, des mers, des océans et des îles.  

 

Il n’y a pas de raison de mettre en doute la sincérité et la profondeur de cet engagement.

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 15:09

Peut-être le paysage n'est-il que cheminements. Supposons que nous soyons à la recherche d'un beau paysage, digne d'être admiré, peint ou photographié. Cette quête suppose un mouvement qui nous conduit jusqu'au point de vue désiré. Le trajet peut ainsi s'appeler désir de paysage. Les multiples constructions humaines que nous utilisons peuvent également être utilsées comme du désir, de la volonté, ou de la nécessité d'un paysage. Nous empruntons des allées, des chemins, des routes et des rues, des autoroutes, des voiries et des sentiers dont les apparences supportent et transforment notre quête. Du début à la fin, ces voies nous préparent, nous instruisent et nous entraînent vers une destination connue ou préssentie. Nous pouvons considérer que ce désir de paysage est déjà le paysage ininterrompu qui s'incarne, se fabrique dans les chemins reliant plusieurs points de vue.

Les chemins sont autant de cordes qui se détendent pour nous propulser vers des lieux singuliers. Au lieu que notre mouvement suive une flèche tirée à la perpendiculaire de la corde, nous cheminons dans celle-ci en jouissant de ses vibrations et de ses tensions et de ses relâchements. Les flèches se perdent dans le paysage suivant nos regards, pas l'arc qui nous est prêté.

Si l'on pouvait saisir nos cheminements, les empoigner pour se les montrer, nous agiterions dans nos mains des éclairs divins, des rameaux secs ou verts, des branchages, des ressorts compliqués ou des tresses et des chignons. Le vertige dû à cet accès de gigantsisme nous pousserait certainement comme Gulliver voyageant entre l'immense et le minuscule à suivre les fourmis, les chenilles et autres petits grimpeurs souvent écrasés sous nos pas. Pour nous calmer, nous pourrions aussi compter les graviers blancs pris de l'enrobé des routes, ou faire la sieste sous le bas-côté, car le chemin à faire, avec la conscience qu'il est à faire, tout autant qu'il nous fait, va demander le meilleur de nous-même.

Une autre manière de voyager pour que le trajet, la route, soit le voyage lui-même, est de jouer à la manière de Blaise Cendrars. Il recommendait de prendre n'importe quel train direct dans n'importe quelle gare de Paris pendant une heure, puis de changer pour un "tortillard" pendant une-demie heure. Une fois arrivé, il suffisait de marcher dix minutes sur la grand route, et encore cinq minutes sur un chemin de traverse, pour se trouver dans un lieu historique, ce qui revient à dire un paysage digne d'intérêt.

En changeant le mot "direct" en TGV, "tortillard" en TER ou RER, l'expérience de bourlinguer, cette mise en pratique de l'hodologie - à moins que ce ne soit l'inverse - vaut toujours la peine.

En bourlinguant
Entretien de Blaise Cendrars avec Michel Manoli
(Archives INA-Radio France, 2 CD 1995)

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