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Le développement durable au cœur du biomimétisme. Article

Publié le par Dominique

A l’école du biomimétisme, la vie protège la vie.


Biomimicry, une véritable philosophie responsable, un changement de paradigme.


La biologiste américaine Janine Benyus affirme que : « Biomimecry est aujourd’hui une discipline émergente mais c’est aussi pour moi un mouvement, une philosophie, une méthode de recherches de solutions et une approche du design dans le sens large, anglophone du terme. C’est une approche très pratique qui suggère d’apprendre de la nature, d’y prendre exemple, d’y puiser des recettes pour créer, avec l’objectif d’améliorer la vie. Le biomimétisme peut être pratiqué sans aucune éthique durable et responsable mais ce que nous défendons au sein du Biomimecry Institute, c’est bel et bien une pratique qui vise à mettre au point des inventions plus proches de la vie. User des conseils de la sagesse de la nature pour s’assurer d’une place adéquate pour l’homme sur Terre. L’histoire des choses doit être réécrite et la question essentielle du « comment devons nous vivre » doit complètement être ré imaginée. Les modèles de vie gracieuse ne manquent pas sur cette planète, la discipline du biomImétisme cherche à introduire cette conscience dans tout acte de création et d’invention. »


Ce que proposent les adeptes de la méthode, c’est dans un premier temps, simplement d’associer chaque début de projet à la question suivante « Comment la nature ferait-elle ce que je m’apprête à faire ? ». il existe une  inhérente durabilité aux solutions naturelles. Janine Benyus rappelle en effet que les organismes ont finalement un budget énergétique très limité qu’ils ne peuvent excéder. Ils doivent être judicieux dans l’utilisation de la matière, par exemple. Un oiseau doit avoir un squelette extrêmement léger pour voler tout en restant résistant ; un ormeau doit fabriquer lui-même une coquille dure en céramique : une araignée génère seule son fil de soie très résistant. Le processus de fabrications pour ces organismes intervient dans leur corps ou à proximité immédiate, sans usage de haute pressions ou hautes températures, sans agents toxiques mais avec de savantes formules de chimie douce et des procédés de transformations accessibles. Une optimisation (plus qu’une maximalisation) des capacités de la matière et de l’énergie utilisée, des raisonnements en cycle de vie… ce sont des règles des écosystèmes. Les organismes n’ont pas les moyens d’aller lutter au Moyen-Orient pour du pétrole, ou d’exploiter des mines à l’autre bout de la planète. On comprend alors que les technologies du monde vivant ont le même cahier des charges que tous les projets durables aujourd’hui ». (….) 

Si l’idée d’étudier la nature afin d’en tirer un enseignement remonte loin dans l’histoire, la formalisation d’une méthodologie de recherche et de solutions innovantes, issues de l’observation de la nature, est finalement récente. On la doit à Janine Benyus, biologiste américaine, qui a intitulé cette discipline émergente « Biomimecry », soit Bomimétisme en français. Le pratiquer dans une éthique durable et responsable, peut nous permettre d’augmenter nos chances de survie et celles de nos descendants à long terme.


Dossier très long, également sur les architectes s’étant inspirés du biomimétisme, paru dans  « Architecture intérieure CREE » n°354

Comprend un article de l’architecte Mike Pearce : « La théorie de l’évolution ne connait pas de bouton « supprimer ».


Comprend un article d’Olivier Scheller : « Architecture et urbanisme biomimétriques ».
 

Le développement durable au cœur du biomimétisme. Article
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