Emotions, de Christel Petitcollin
Il arrive aussi quelquefois que les émotions soient là et que l’on ne sache pas quoi en faire. On est triste et on ne sait pas pourquoi. Ou bien, on est en colère, on sait pourquoi mais ça ne passe pas.
Dans ce cas, Jacques Salomé propose tout simplement de prendre soin de son émotion. Lui-même dit faire écouter Mozart à sa tristesse, il dit emmener sa colère au cinéma (en payant deux places : une pour lui et une pour sa colère) ou promener sa peur dans la campagne.
Milton Erickson, le thérapeute américain prescrivait des tâches thérapeutiques dans le même esprit de symbolisme. Par exemple, un de ses clients avait l’impression de porter sur son dos une culpabilité lourde et encombrante. Alors, pour symboliser cette pesante culpabilité, il prescrivit à son client de la matérialiser sous forme d’un parpaing qu’il porterait réellement dans un sac toute la journée, jusqu’au jour il se sentirait prêt à y renoncer.
Une de mes patientes avait choisi de symboliser son immense chagrin d’amour sous forme d’une petite plante qu’elle soigna, arrosa patiemment pendant des mois, le cœur lourd, jusqu’au jour où elle la trouva complètement desséchée et oubliée, dans un coin de sa maison.
Moi, j’ai un petit chien en peluche, rempli de grains de blés. Il est mignon, mou et doux, agréable à tenir et à malaxer. Il tient facilement dans la main et dans la poche. Lorsque je me sens prise dans un état émotionnel sans issue, ce petit chien devient le symbole et c’est lui que je câline, en attendant d’être apaisée.
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