Récession économique ?
La modération salariale constatée fin 2022 pourrait permettre à la banque centrale américaine de mener une politique monétaire moins agressive.
En ce début d’année, Joe Biden triomphe et il a quelques arguments économiques à faire valoir. Le taux de chômage est retombé en décembre 2022 à 3,5 %, selon les chiffres publiés vendredi 6 janvier par le département du travail américain. « Le taux de chômage est au plus bas depuis cinquante ans. Nous venons de terminer les deux années de croissance de l’emploi les plus fortes de l’histoire », se réjouit le président des Etats-Unis dans un communiqué. En effet, avec 223 000 emplois supplémentaires en décembre, l’année 2022 a vu l’Amérique créer 4,5 millions d’emplois, après les 6,5 millions de 2021, première année du rebond post-Covid.
« Nous avons encore du travail à faire pour réduire l’inflation et aider les familles américaines qui subissent la pression du coût de la vie », ajoute le président démocrate, qui assure : « Mais nous allons dans la bonne direction. » Effectivement, les statistiques sur l’emploi contiennent deux nouvelles rassurantes pour l’inflation : la croissance de l’emploi finit par ralentir – le chiffre de décembre 2022 a été le plus faible depuis deux ans, en recul depuis cinq mois et loin des 714 000 créations de février 2022 ; tandis que la pression salariale se réduit – les rémunérations horaires n’ont augmenté que de 0,3 % entre novembre et décembre 2022, contre 0,4 % le mois précédent. Sur un an, la hausse était de 4,6 %, contre 4,8 % en novembre, ce chiffre ayant lui-même été revu à la baisse de 0,3 point.
*******************************************************
L’économie américaine continue à créer des emplois
Le marché du travail demeure extrêmement favorable aux États-Unis, en dépit de la hausse des taux d’intérêt et des licenciements dans la tech.
Le nouveau propriétaire de Twitter Elon Musk, n'est pas le seul à sabrer les effectifs. Les annonces de licenciements se multiplient dans la tech, qui avait sur-embauché ces dernières années une course effrénée aux talents. Microsoft réduit légèrement ses effectifs, Amazon, qui emploie plus de 1,5 million de salariés sur la planète, a annoncé un gel des embauches. Snapchat, frappé de plein fouet par le recul des recettes publicitaires, est en train de réduire d’un cinquième ses effectifs (1 300 emplois supprimés). La fintech Stripe va supprimer 1 000 emplois (15 % de ses effectifs), tandis que Lyft, le concurrent d’Uber, est en passe de diminuer de 700 le nombre de ses employés. Dans les semi-conducteurs, après avoir subi deux années de pénurie, Qualcomm et Intel réduisent leurs effectifs. Ce vent mauvais qui souffle sur la tech est-il annonciateur d’un renversement du marché du travail ? Sans doute, mais il est trop tôt pour l’affirmer, les licenciements restant à très bas niveau. Le marché du travail demeure extrêmement favorable aux États-Unis, en dépit de la hausse des taux d’intérêt censée refroidir l’économie. La première puissance du monde a créé, en octobre 2022, 261 000 emplois, selon le département du travail.
C’est plus que les 200 000 attendus, mais ce chiffre est le plus bas de l’année – les créations mensuelles ont été de 407 000 depuis janvier et de 562 000 en 2021. Avec 153,3 millions d’emplois, le pays a retrouvé, depuis cet été, un niveau supérieur à celui qui prévalait avec le Covid-19, mais la décélération semble en cours : le taux de chômage est légèrement remonté, de 3,5 % à 3,7 % en octobre, tandis que le nombre de chômeurs a progressé de 306 000. Mais les Américains reviennent sur le marché du travail avec un taux de participation de 62,2 %, en hausse de 0,3 point en un mois. C’est certes inférieur au niveau pré-pandémique (63,4 %) mais cette remontée tempère l’inquiétude sur la « grande démission » des Américains. Certes, ils quittent leur emploi, mais pour en reprendre un autre. Recherche d’un poste mieux payé ou d’un meilleur équilibre avec leur vie personnelle… Plus de 38 millions de personnes avaient quitté leur travail en 2021 aux États-Unis, dont 40 % qui n’avaient pas trouvé un autre emploi quand ils ont franchi le pas.
Pas encore de spirale inflation-salaire...
Autre indice, les salaires horaires ont augmenté de 4,7 % sur un an, rythme très inférieur à celui de l’inflation (8,2 % en septembre, dernier chiffre connu) et surtout en ralentissement par rapport au mois de septembre, où le rythme était de près de 5 %. Ce chiffre laisse penser qu’il n’existe pas, pour l’instant, de spirale inflation-salaire, qui rendrait la hausse des prix encore moins maîtrisable.
Récession (économie) - Wikipédia
La récession est un phénomène macroéconomique polysémique qui désigne au sens large, un ralentissement du rythme de la croissance économique, et dans un sens plus restreint, une chute du pro...
https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9cession_(%C3%A9conomie)
Ce qu'est une récession
/https%3A%2F%2Fwww.economist.com%2Fimg%2Fb%2F1280%2F720%2F90%2Fmedia-assets%2Fimage%2F20220604_USP501.jpg)
A recession in America by 2024 looks likely
N ot long ago recessions seemed to strike America roughly once a decade. But only two years after the first lockdowns, the business cycle is turning at a sickening speed and another one already ...
https://www.economist.com/leaders/2022/06/02/a-recession-in-america-by-2024-looks-likely
/https%3A%2F%2Fwww.nerdwallet.com%2Fassets%2Fblog%2Fwp-content%2Fuploads%2F2022%2F12%2FGettyImages-1291254443-1440x864.jpg)
Are We in a Recession? - NerdWallet
Though the economy has occasionally sputtered in 2022, it has certainly been resilient - and according to a traditional definition, the U.S. is not currently in a . The conventional benchmark has ...
https://www.nerdwallet.com/article/finance/are-we-in-a-recession
/image%2F1217620%2F20230111%2Fob_6019fa_71quvntfwfl.jpg)
/https%3A%2F%2Fimg.lemde.fr%2F2023%2F03%2F22%2F0%2F0%2F6421%2F4281%2F1440%2F960%2F60%2F0%2F638d67f_1b503d832ae1486e890c9b6cc6e90e14-0-0a3d2c5430be4b1b950cb01076035a7f.jpg)
/image%2F1217620%2F20250328%2Fob_90cca8_319760751-709639987126411-760715620080.jpg)