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Le 50e anniversaire de l'accueil des Boat People sur une île de lumière...

Publié le par Dominique

Quand la France ouvrait les bras à 130 000 réfugiés sauvés en mer...

Il y a 50 ans, le 17 avril 1975 marquait le début du génocide perpétré par les Khmers rouges et le 30 avril 1975 la fin de la guerre du Vietnam. Ces événements tragiques ont poussé trois millions d’individus à fuir la guerre et l'oppression en Asie du Sud-Est.
Surnommés les "Boat People", les réfugiés vietnamiens, cambodgiens et laotiens ont affronté des traversées périlleuses à bord d’embarcations souvent précaires et inadaptées, portés par l’espoir de trouver un refuge, loin de leur terre natale.
Après avoir parcouru des centaines, voire des milliers de kilomètres à travers mers et océans, ils ont été accueillis dans plusieurs pays, dont la France pour 130 000 d’entre eux. Un certain nombre ont trouvé un nouveau foyer dans les tours des avenues d’Ivry et de Choisy de Paris 13 qui venaient d’être terminées et y ont reconstruit leur vie avec espoir et résilience.
Aujourd’hui, le 13e abrite le plus grand quartier asiatique d’Europe qui ne cesse d’être visité tout au long de l’année. Il contribue à la richesse, à la diversité et à l’identité de notre arrondissement. Il est d’ailleurs le théâtre du plus grand défilé du Nouvel An Lunaire de la Capitale.

À la fin des années 70, un drame migratoire se déroule en mer de Chine. Des dizaines de milliers de vietnamiens et cambodgiens fuient le régime communiste en embarquant sur des bateaux de fortune. Ils sont victimes de naufrages, de pillages, d'actes de piraterie. Ceux qui s'en sortent sont rejetés par les pays voisins.
En France, le drame des Boat People émeut et mobilise l'opinion publique et les intellectuels, toutes tendances politiques confondues. Avec une poignée de volontaires, le docteur Bernard Kouchner décide d'affréter un navire pour le transformer en bateau-hôpital. Ce sera "L'Île de lumière". Cet ancien cargo, en provenance de la Nouvelle-Calédonie, devient ainsi un symbole de l'humanisme et de la générosité.

Et aussi le 26 avril 2025:

Commémoration des 50 ans du début du régime Khmers rouges : « Acts of Memory, Phnom Penh - Paris : 1975-2025 ».
Une journée de connexion pour les 50 ans de la prise de Phnom Penh au Cambodge. Participez à cet événement exceptionnel qui sera retransmis en direct de Phnom Penh, Paris et Sydney. Il conjuguera discussions enrichissantes, rencontre littéraire et danse khmère. Une occasion incontournable de se connecter au devoir de mémoire et à la transmission de l'histoire de la diaspora cambodgienne en France et dans le monde.

Les boat people fuyants par la mer

Les boat people fuyants par la mer

Le Docteur Bernard Kouchner sur le bateau-hôpital "L'île de lumière"

Le Docteur Bernard Kouchner sur le bateau-hôpital "L'île de lumière"

Le navire-hôpital "L'île de lumière" avec son équipe 1979

Le navire-hôpital "L'île de lumière" avec son équipe 1979

L'affiche et ci-dessous, le programme

L'affiche et ci-dessous, le programme

Sciences Po Paris: Comité d'organisation (Etats-Unis)

Duy Linh Tu, documentaliste, Doyen Academic Affairs et Professeur (professional practice), Columbia School of Journalism
Hélène Le Bail, chargée de recherche, Sciences Po-CERI/CNRS, IC Migrations
Khatharya Um, Doyenne Diversity, Equity, Inclusion, Belonging and Justice, UC Berkeley
Emmanuel Kattan, Directeur the Alliance Program Columbia University
Anne Scatollin, directrice Sciences Po
American Foundation

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Que s'est-il passé? 

La chute de Saïgon en 1975

À l'automne 1974, les armées du Nord Viet-nam et les Vietcongs avancent rapidement vers le Sud et, début avril, il ne subsiste aucun doute concernant la défaite du Sud-Vietnam et son occupation par le Nord. Pendant la guerre du Viêt Nam, des millions de Vietnamiens travaillent au service du gouvernement américain ou appartiennent à la famille d'un ancien employé des Américains ; ils sont exposés aux persécutions et aux exécutions du Nord.

De crainte que les rumeurs d'une évacuation ne causent une panique dans la population du Sud, un programme complet d'exfiltration n'est mis en œuvre que le 18 avril 1975, date où le président Gerald Ford fonde un groupe de travail inter-agences dirigé par Julia Taft pour « coordonner... l'évacuation des citoyens américains, vietnamiens et ressortissants de pays tiers au Viêt Nam ». À cette date, les forces armées du Nord sont pratiquement aux portes de Saïgon et la population de la ville est submergée sous le flot de centaines de milliers de personnes déplacées depuis des zones tombées sous le contrôle des communistes.

L'évacuation à grande échelle des Vietnamiens par les avions de l'armée américaine commence le 23 avril depuis l'aéroport de Tan Son Nhut à Saïgon. Le 29 avril, les Nord-Vietnamiens tirent des roquettes sur Tan Son Nhut : elles tuent deux marines américains et l'aéroport ferme dans la journée. Des milliers de Vietnamiens et d'Américains sont encore massés dans l'ambassade américaine et dans les rues adjacentes en attendant l'évacuation. Toute l'après-midi et toute la nuit, des hélicoptères militaires atterrissent sur le toit et transportent les évacués vers les navires de la marine américaine stationnés en pleine mer. Des dizaines de milliers de Vietnamiens évacuent par leurs propres moyens avec des bateaux pour rejoindre les navires américains. Au matin du 30 avril, les derniers Américains — 11 marines — évacuent par hélicoptère depuis le toit de l'ambassade. De nombreux Vietnamiens et ressortissants de pays tiers, qui attendaient ou espéraient une évacuation, sont abandonnés.

Quelques mois après la chute de Saïgon, les fonctionnaires américains s'aperçoivent que d'autres réfugiés traversent les frontières pour fuir le Viêt Nam. Les États-Unis ouvrent un bureau pour réfugiés à Bangkok et en confient la direction à Lionel Rosenblatt pour gérer les migrants qui veulent entrer aux États-Unis.

Phnom Penh, Cambodge.
Les accords de Paris sont signés le 23 octobre 1991.
Ambassade de France au Cambodge (Phnom Penh).

Après 15 ans de crise politique et sociale destructrice pour le pays, le Cambodge retisse un réseau diplomatique. Les Accords de Paris sont signés le 23 octobre 1991, l'Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC) s'installe au Cambodge et un nouvel ambassadeur de France est nommé à Phnom Penh.

Des archives, très riches, témoignent notamment des relations de la France avec la famille royale, permettent d'appréhender les actions de l'APRONUC (Autorité provisoire des Nations Unis au Cambodge) jusqu'à son départ en 1993 et l'ampleur des actions de coopération franco-cambodgienne. Elles dépeignent aussi avec précision les premières élections législatives dans le pays (1993), et se referment en 1999 sur la mise en place du tribunal Khmers rouges.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh. Réalisation: architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh. Réalisation: architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh: les architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh: les architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh. Réalisation: architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

1999: L'ambassade de France à Phnom Penh. Réalisation: architectes Jean Dubus et Jean-Pierre Lott.

L'architecte Jean Dubus et l'architecte Jean-Pierre LottL'architecte Jean Dubus et l'architecte Jean-Pierre Lott

L'architecte Jean Dubus et l'architecte Jean-Pierre Lott

Aujourd’hui, près de 6 % de la population immigrée en France vient de Chine, du Vietnam, du Cambodge, du Japon, de Corée, du Laos, de Thaïlande ou des Philippines.

Aujourd’hui, près de 6 % de la population immigrée en France vient de Chine, du Vietnam, du Cambodge, du Japon, de Corée, du Laos, de Thaïlande ou des Philippines.