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La future Cité des imaginaires et futur musée Jules Verne à Nantes. Article

Publié le par Dominique

Imaginé par l’équipe de l’agence néerlandaise Neutelings Riedijk Architects et les Nantais d’ARS architectes, l’équipement intégrera le bâtiment actuel, conservé dans ses volumes mais entièrement repensé. La structure en béton armé Hennebique sera révélée de manière inventive : en enlevant les planchers, les éléments essentiels de la structure apparaissent. L’extérieur, conçu à partir de panneaux d’acier recyclé inox avec un relief singulier, donnera une identité unique au lieu.

Sous le bardage bleu marquant le paysage du Bas-Chantenay se cache un bâtiment unique, construit en 1895 selon le procédé « Hennebique » de béton armé. L’ancienne minoterie industrielle – devenue par la suite entrepôt puis immeuble de bureaux sous le nom Cap 44 – va révéler une fois transformée son architecture novatrice. « On restitue un espace caractéristique : la trame Hennebique, la salle des machines, le porte-à-faux à l’ouest, une partie de la rue couverte », détaille Raphaël Saillard, de l’agence ARS. Le volume sera occupé en partie par un vaste jardin couvert, espace public accessible à tous, vitré de part et d’autre. « Un espace unique au monde », promet l’architecte. Un café sera aussi aménagé à ce niveau.  Un grand escalier, installé en partie centrale et éclairé par une verrière à son zénith, permet aux visiteurs de monter les étages et de profiter des différents points de vue.

Les concepteurs de l'équipe chargée de la maîtrise d'œuvre, Neutelings Riedijk Architects et ARS Architectes, ont dénommé « la Terre » le volume aménagé dans la continuité du jardin couvert et tourné vers la ville. Il est dédié en partie à la logistique et l’administration, mais aussi à la création et à la diffusion. Au premier étage sera aménagée une nouvelle médiathèque, offrant de belles vues sur le Jardin extraordinaire et sur la Loire. On pourra tout aussi bien y lire un roman de Jules Verne, jouer à des jeux de société ou encore participer à un atelier immersif en réalité augmentée. Les 4e et 5e niveaux accueilleront respectivement des laboratoires, où pourront être proposés des ateliers à destination du jeune public, et un espace de diffusion, petit amphithéâtre d’une centaine de places, pour la projection de films ou l’organisation de débats, tables-rondes, lectures ou performances.

Ce sera un peu le 6e (6ème étage) belvédère du Bas-Chantenay, dominant le Jardin extraordinaire. La terrasse de la Cité des imaginaires va offrir aux visiteurs des vues à 360° sur le fleuve, l’île de Nantes, Trentemoult, l’ancienne carrière Miséry. On y trouvera un « pavillon des étoiles » – « une réinterprétation du pavillon du bâtiment d’origine » – avec un café-snacking et une salle événementielle : « Des ateliers, animations ou encore des expositions pourront être proposées dans cet espace modulable et flexible ». La végétation sera aussi très présente sur le toit-terrasse.

Exemplarité environnementale
L’équipement sera entièrement adapté aux contraintes climatiques du XXIe siècle. La Cité de imaginaires fonctionnera comme « une machine climatique », grâce aux vents apportés par le chenal de la Loire propices au rafraîchissement du bâtiment, une façade sur Loire orientée sud-ouest favorable à la captation du soleil et de la lumière et une façade nord-est source de fraîcheur et de lumière indirecte. La Cité intégrera également de très hautes performances isolantes, une étanchéité à l’air performante, des parois captatrices de chaleur et utilisera des matériaux biosourcés et géosourcés, comme le chaux-chanvre et la brique de terre.

Ouvrira en 2028

 

Future Cité des imaginaires

Future Cité des imaginaires